C’était en 1962, ils avaient à cœur de s’occuper des jeunes et des enfants du quartier « Dans l’immeuble où nous habitions, sur 4 étages il y avait 35 gosses. Il y avait 2 familles avec 8 enfants. Le problème était d’occuper tout ce monde, à l’époque la télé n’existait pas. » Après concertation ils ont demandés aux jeunes ce qui les intéressaient « La plus grosse demande était : Du ciné, des ballades, du camping. » M. Schuller était préposé aux séances de ciné dans une classe maternelle inoccupée de l’école Emile Géhant. « Ce qui nous a sauvé c’est d’avoir eu un appartement F4 par les HLM au 27 rue de Giromagny, et ça a été là le début du vrai centre culturel. On avait donc un point de chute et on pouvait organiser sans problème des activités. » La passion fait qu’à 88 ans il n’a rien oublié. Le ciné, en 1969 les anecdotes dans les bâtiments en préfa. chauffés au pétrole, la construction du centre en 1975 et bien sûr les personnes qui se sont succédées, des noms comme madame Thuriot la première présidente du centre, Alain Sauvegrin le premier animateur permanent, Jean Michel Kuntz, le directeur parti en retraite l’an dernier et qui a su rendre au CCSBN toute sa mission de « culturel », enfin Saïd l’animateur jeunesse « C’était un jeune qui a connu le centre tout gosse … après on a surtout eu des maghrébins et Saïd a su les occuper. » et sans oublier évidemment tous ceux qui les ont accompagnés pendant toutes ces années.
Mme Schuller se souvient entre autre du club de couture, des cours d’alphabétisation et des machines à laver « On louait également des machines à laver. On en a eu jusqu’à six. On les déménageait dans le quartier. On les portait… » Que de souvenir que ce centre culturel. « Mais on est heureux de voir que maintenant il y a un grand bâtiment et que ça marche. Que ça s’est développé et qu’il y a pleins d’activités, c’est agréable. »
Comment ne pas être sensible au témoignage de personnes qui ont toute leur vie œuvrés pour leur quartier.
Un grand merci à ce couple pour leur dévouement.
(Interview de Françoise JENNEVIN - 28/04/2009)
maison, elle ne se doute pas de ce qui l’attend. Ses parents n’ont pas le temps de déballer les cartons ou de s’occuper d’elle, tant ils sont débordés par leur
travail.
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