Interview: Mike un bénévole passionné (Journal 2)
Mike VERSTAEVEL nous raconte comment il a poussé la porte du Centre pour proposer ses services en tant que bénévole. « Je me souviens, la 1ère fois que je suis venu au Centre Culturel Belfort Nord, j’ai été accueilli par Monique, j’ai ouvert la porte et je lui ai dit : « Est-ce que vous recherchez quelqu’un qui pourrait faire du soutien scolaire ? » Elle m’a dit : « Ce n’est pas possible vous tombez du ciel ! ». Justement c’était en période de Janvier, il manquait cruellement de nombreux scolaires d’IUT et d’écoles supérieures qui étaient partis en stages et du coup il manquait d’effectif. Je suis vraiment arrivé pile poil. » Depuis des années, Mike s’est engagé dans le monde associatif, toujours sensible aux difficultés des gens, et en particulier des plus démunis.
« J’ai travaillé 5 ans à Gray, et de la même façon j’ai poussé la porte du Secours Populaire et j’ai demandé ce que je pouvais faire et donc du coup, de fil en aiguille, j’ai supervisé des personnes en difficultés sociales et financières et je leur ai donné un coup de main à s’occuper d’un petit bout de jardin. On avait toute une grande surface à se partager et comme ça on a pris un petit peu le rythme de la nature. Ca apporte beaucoup de s’occuper d’un jardin, pas seulement à manger, c’est vrai qu’après on sait ce qu’on mange, mais travailler la terre ça fait du bien. Donc à Gray j’avais fait cela, j’avais aussi ouvert la porte des Restos du Coeur, j’avais aussi donné un peu de mes connaissances, de mes compétences en informatique »
Au Centre Culturel, il s’occupe en plus du soutien scolaire, du Blog pour faire connaître le Centre et partager avec les visiteurs les événements en temps réel , ou presque. Et bien sûr au club électronique du mercredi après-midi, avec Jean-Claude, il répare, entretient, fait fonctionner toute sorte d’appareil avec la même passion. « A chaque fois quelqu’un amène quelque chose, hier j’ai réparé un ordinateur portable, c’était le transformateur qui était cramé, on l’a démonté, je l’ai nettoyé, j’ai bien aussi nettoyé les pistes, j’ai ressoudé comme il fallait, j’ai mis un nouveau fusible avec un porte fusible et du coup si ça repète en quelques minutes c’est réparé. Donc ça c’était hier et la semaine prochaine je reviens avec un ordinateur portable et hop et ainsi de suite. J’aime bien aussi recycler les ordinateurs alors j’en récupère gratuitement à droite à gauche, quand j’ai le temps je les retape et après j’en fais don à des gens aussi en difficultés. Mon optique est d’apporter à des gens qui en ont besoin. Ce que je trouve regrettable dans l’informatique, c’est que les ordinateurs sont faits pour fonctionner quelques années, après ils sont vite obsolètes, en tout cas aux yeux des gens, de la majorité, alors que c’est pas vrai, un ordinateur, même s’il a 10 ans, même s’il a 15 ans, on peut y mettre des logiciels de l’époque qui pourront apporter des choses notamment je pense aux enfants. »
Il y a quelques années, Mike s’était mis à la peinture. « En 2005, je m’étais mis un peu sérieusement à la peinture, ça m’a pris 6 ou 8 heures, c’est vrai que c’est du boulot, mais sinon avant de faire un peu de peinture je me suis dis que j’allais me mettre au dessin. Oh j’ai dû faire peut-être une vingtaine ou une trentaine de dessins. Juste au stylo noir indélébile sur des feuilles de papier soit en prenant des motifs comme exemple soit directement en me mettant dans des ronds points ou directement dans la rue, j’avais peut-être un petit talent, un petit doigté. » Un autre petit talent que l’on vient de découvrir : Mike, le roi des crêpes. « Oui, j’adore faire des crêpes, ça fait des années. Et j’en ai refait il n’y a pas longtemps et c’est pareil, faire des crêpes c’est comme faire un jardin c’est comme chanter, j’aime bien chanter le karaoké, ça fait du bien, ça apporte quelque chose dans le corps, ça soulage… »
A 33 ans, Mike à l’intention de repartir sur Besançon pour travailler… « Au niveau de l’avenir ce n’est pas forcement bon pour le Centre Culturel Belfort Nord, j’ai l’intention de trouver du boulot sur Besançon, avec Internet et les moyens de communications modernes, on peut garder contact facilement et apporter beaucoup même à distance » On retiendra de Mike sa définition du bénévolat : « Donner ça apporte beaucoup aussi. C’est peut-être plus important de donner que de recevoir et j’ai encore beaucoup de chose à donner je pense !»
Merci à Mike pour nous avoir fait connaître la vie d’un bénévole passionné et passionnant.
Françoise J. 15/01/2010