Monique d’HUISSIER est partie en retraite. Zoom sur cette femme d’exception ! (Journal 1)

Publié le par ccsbn

Lundi 16 novembre 2009 Monique d’HUISSIER est partie en retraite. Zoom sur cette femme d’exception ! 

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Monique arrive au CCSBN en juin 2001 et découvre le quartier Belfort-Nord ainsi que sa toute nouvelle fonction : Animatrice « référent famille ».

« Cette fonction a été mise en place par la Caisse d’Allocations Familiales en 2000 car il y avait des problèmes. On voyait par exemple des enfants qui étaient laissés à eux mêmes jusqu’à 10 – 11 heures du soir, minuit et qui traînaient dans la rue, il fallait axer les priorités sur la parentalité. ». 

Ce qui est très important dit Monique, c’est de croire à nos valeurs.

«Je le souligne parce qu’on défend dans le centre les mêmes valeurs de respect de l’autre, les mêmes valeurs de respect du matériel, on ne fait pas n’importe quoi au Centre. Avec Saïd, on a toujours travaillé dans le même sens. C’est-à-dire qu’on ne s’est jamais laissé faire, on avait les mêmes valeurs. C’est ça la richesse d’un travail en équipe... » 

Durant ces 8 années passées au centre, des actions réussies il y en a eu, notamment pendant les semaines de jeux où les liens parents-enfants se sont renforcés. 

 « J’ai toujours en mémoire une dame qui avait des problèmes avec sa famille au Maroc, pas sa famille ici. Alors cette dame a fait une immense tour en Kapla. Il y avait ses gosses qui lui amenaient les Kaplas, elle se vidait pour construire du beau... elle avait vidé ses problèmes en construisant cette tour en Kapla, elle l’avait fait immense. Elle montait jusqu’au plafond, dans la salle polyvalente. Moi je trouve ça formidable. C’est sûr quand on est témoin de ça, c’est fort, c’est très fort.»

Ou encore pendant la mise en place de l’alphabétisation autrement :

«J1_P7_patchworkClimt.png il y avait des dames du quartier qui n’avaient jamais utilisé un pinceau, une peinture ou un crayon de couleur pour faire quelque chose. Cela ne fait pas partie de leur culture de faire quelque chose gratuitement. Il faut travailler, il faut faire... j’apprends le français pour remplir des papiers, j’apprends à discuter avec les gens pour obtenir du travail, mais je n’apprends pas le français gratuitement pour dessiner. Sans oublier les temps de travail manuel avec les séances d’aquarelle ou le montage de l’atelier patchwork. « Le grand Klimt ça a été un travail collectif, le Klimt qui se trouve dans les escaliers du centre, les dames sont venues après elles ont arrêté parce qu’elles n’étaient plus que 4, mais je veux dire il y a eu toute une émulation par rapport à cela et cette oeuvre a été quelque chose de formidable, je trouve cela vraiment super chouette . Ce sont les deux trois choses qui ont réussi et qui pour moi ont valorisé ce à quoi je crois, à la fois l’interculturel et intergénérationnel, les différentes générations, les différentes cultures, les différents artistes, créateurs qui montrent toutes les valeurs qu’ils possèdent et tout cela fait plein de richesses pour une société. »

 

Des projets pour la retraite, Monique en a, déjà prendre une année sabbatique pour s’occuper de ses quatre petits enfants et de son jardin et ...

« Je suis déjà en lien avec différentes assos. sur Montbéliard alors je vais continuer. Mais j’ai choisi : je crois que je vais continuer à faire de l’apprentissage du français pour personnes étrangères ». 

Des souvenirs, des liens d’amitiés..., Monique laissera sans doute beaucoup de tristesse dans le coeur des personnes qu'elle aura croisées. Bonne retraite Monique !

Françoise JENNEVIN -09/09/2009

 

 

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Publié dans Interview

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